Nirvana - Bleach (1989) SP34

Publié le par sly



Kurt Cobain - chant, guitare
Chris Novoselic - bass
Chad Channing  - batterie
Dale crover - batterie sur floyd de barber et paper cuts

Neuf mois après le single "Love Buzz", une reprise des hollandais de Shocking Blue (éternels compositeurs de venus) qui remporte un certain succès dans la région de Seattle, Nirvana sort Bleach, en juin 1989. Personne encore ne se doute qu'a peine deux ans plus tard, le nom du groupe sera sur toutes les lèvres. Typiquement Underground (petite production, petit label - sub pop -, pochette minimaliste en noir et blanc), Bleach produit par Jack Endino, ne se vendra d'abord qu'a quelques dizaines de milliers d'éxemplaires dans le monde avant de bénéficier des retombés de la vague Nevermind. Pourtant, les ingrédients du son et de l'ésprit Nirvana sont déjà la : Energie punk débordante, rage froide, mélodies des lignes de chant de kurdt (qui reprendra son prénom kurt par la suite), tantôt hurlées, tantôt chantées, parfois douloureuses (Big cheese), parfois douce (About a girl) mais le plus souvent enragées. Et la version de Love Buzz, dont la mélodie contraste avec la hargne du reste de l'album, préfigure déjà de ce que sera Nevermind, Brut de décoffrage, Bleach a été mixé en 30 heures seulement, ce qui signifie qu'à la manière de leurs héros de Sonic Youth, les musiciens ont réalisé la majorité des prises en une fois...

En général, les thèmes abordés sont influencés par la vie se passant dans la ville d'Aberdeen dans l'État de Washington, petite ville américaine où se concentrent des ouvriers ou bûcherons; et où Kurt Cobain grandit. Les paroles dans Bleach sont plus concrètes, moins sujettes au surréalisme que par la suite avec Nevermind ou In Utero. Côté tonalité, Bleach s'inspire des groupes grunges contemporains comme les Melvins, Soundgarden, ou encore du groupe heavy metal Black Sabbath à ses débuts, les Black Flag et Minor Threat. Cobain avait dit que le groupe écoutait les suisses métalleux de Celtic Frost avant d'enregistrer l'album. Les racines punk rock du groupe sont plus perceptibles avec Negative Creep, bien que la direction que le groupe allait prendre plus tard n'était pas évidente alors. School se réfère à la scène de Seattle de l'époque en la comparant au lycée. Floyd The Barber est une chanson dont l'ironie à peine voilée sur l'émission TV d'Andy Griffith ridiculise les personnes autour de l'émission. Paper Cuts est partiellement basée d'une histoire vraie à Aberdeen où une famille garda isolés ses enfants du monde extérieur, sans fenêtre; en leur ouvrant la porte seulement pour les nourrir.

Outre Kurdt et le bassiste Chris Novoselic, Nirvana est alors formé du Batteur Chad Channing, mais l'ami Dale Crover des Melvins a enregistré les batteries sur deux titres et du guitariste Jason Everman (futur mindfunk). Ce dernier ne devra son passage éclair dans les rangs du groupe qu'au fait qu'il dispose des 600 dollars nécessaires à l'enregistrement de l'album...Le titre de l'album, fut suggéré par le tandem Pavitt - Poneman, les têtes pensantes de Sub Pop, il est en rapport avec la première campagne anti-sida américaine à l'attention des toxicomanes dont le slogan était "Bleach your works", désinféctez seringues et cuillers à la javel.

Titre :

1. Blew
 2. Floyd the Barber
3. About a Girl
 4. School
 5. Love Buzz (VanLeeuwen)
 6. Paper cuts
 7. Negative creep
8. Scoff
9. Swap meet
10. Mr. Moustache
 11. Sifting
12. Big cheese
13. Downer


Nirvana - Negative Creep (Live 1989)

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