Pearl Jam - Off He Goes (No Code 1996) (article de Cyborg)

Publié le par Cyborg

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Single : Off he goes

Face B : D ead Man  

 

 

 

 

 

La sixième piste de l'album No Code, d'une durée de six minutes, composé par Eddie Vedder, a été enregistré en septembre 1995 au Kingsway Studio de la Nouvelle Orléans, dans lequel avait eu lieu la première session de Vitalogy (Nothingman...). Puisant dans un registre folk rock, Off he goes est le troisième et dernier single de l'album, accompagné de la chanson Dead man en face B, originellement écrite pour le film Dead Man Walking de Tim Robbins. A l'instar des singles des deux opus précédents, aucune vidéo ne sera produite pour supporter la chanson qui parviendra néanmoins à se classer dans le Bilboard US (N°31 du Modern Rock Tracks). Si Red Mosquito, quatrième titre de No Code à rentrer au Bilboard (N°37 du Modern Rock Tracks) est considéré comme le quatrième single, il est à noter qu'il n'est jamais sorti dans les bacs et qu'il a juste été plébiscité par les fans et les radios.

 

Off he goes raconte l'histoire d'un impulsif que le narrateur connait et qu'il nous décrit, l'histoire d'un type tentant contre vents et marées de maintenir un cap incertain, un indomptable, et qui malgré tout, perd son énergie à s'éparpiller, à se mentir et à en faire trop, quelqu'un qui part sans cesse, peut-être pour ne plus jamais revenir à la fin de la chanson.

 

Comme souvent dans les écrits d'Eddie Vedder tout est interprétable, selon le point de vue de chacun. En avril 94, Kurt Cobain se tire une balle, et le monde du rock ne s'en remet pas facilement. Les paroles d'Off he goes arrivent deux ans plus tard. Des chansons hommages au dieu du grunge ont innondé la sphère pop rock, et rien de la part du frère ennemi de Cobain (hormis peut être deux phrases d'Immortality sur Vitalogy).

A travers le "je" qu'emploie Vedder pour décrire un homme tourmenté, à la limite de l'écorché vif, il n'en faut pas plus à certains pour décréter que cette chanson est l'hommage à Cobain qu'on attendait de la part de Pearl Jam, et un hommage de qualité (Rock and folk 96).

 

D'autres émettent l'hypothèse d'une ode en l'honneur de leur mentor, le loner Neil Young, sans qui, selon ce que Vedder a déclaré au dernier Bridge School Benefit, au lieu de fêter leurs vingt ans d'existence en 2010, ils en auraient fêter cinq voir six ans, pas plus. Après avoir sorti avec le canadien l'album Mirror Ball en 1995 (confirmant le retour victorieux de Young après des années 80 en demi teinte), des spécialistes du loner ont vu dans Off he goes un remerciement qui paraphraserait certains passage de Mirror Ball, en particulier le titre I am the ocean, manifeste intimiste de Young qui continue, contre vents et marées à avoir la soif Rock'n Roll. Off he goes est d'ailleurs joué au Bridge School Benefit de 96, organisé par Neil Young et sa femme. Le groupe y réiterera son admiration pour le canadien.

 

Mais s'il faut voir un "clin d'oeil" musical de No Code sur Young, c'est plus du côté d'un titre comme Smile qu'il faut le chercher, car l'avis de Vedder sur Off he goes se situe aux antipodes de l'hommage à qui que se soit. C'est du moins ce qu'il déclarera plus tard à Spin, en 2001, et ce qu'il dit de la chanson en concert, en 2000. Off he goes raconte l'histoire d'un trou du cul, d'un ami qui ne vaut pas grand chose tellement il est inconstant et peu responsable en amitié. Pour finir, Vedder avoue que cet ami dont il parle, c'est lui-même. Et si le chanteur parle d'une partie de lui comme celle d'un irresponsable, on ne sera jamais si cet aveu est émis par l'autre partie.

 

Reste au final une très belle et très forte chanson, toujours ouverte aux interprétations.

 

Off he goes

 

Know a man. His face seemed pulled and tense...

Like he's riding on a motorbike in the strongest winds

So i approach with tact

Suggest that he should relax

But he's always moving much too fast

Said he'll see me on the flipside

On this trip he's taken for a ride

He's been taking too much on

There he goes with his perfectly unkept clothes

There he goes...

He's yet to come back

But i've seen his picture

It doesn't look the same up on the rack

We go way back

I wonder about his insides

Its like his thoughts are too big for his size

He's been taken... where, i don't know?

Off he goes with his perfectly unkept hope

And there he goes...

And now i rub my eyes, for he has returned

Seems my preconceptions are what should have been burned

For he still smiles... And he's still strong

Nothing's changed, but the surrounding bullshit that has grown

And now he's home

And we're laughing like we always did

My same old, same old friend

Until a quarter-to-ten

I saw the strain creep in

He seems distracted and i know just what is gonna happen next

Before his first step

He's off again 


 

 

 

 

 


Il repart

 

Je connais un gars. Son visage semble grave et tendu...

Comme s'il conduisait une moto dans les

vents les plus forts

Alors je m'approche avec tact

et je lui suggère de se détendre

Mais il bouge toujours beaucoup trop vite

Il dit qu'il me verra de l'autre côté

de ce trip qu'il prend pour un voyage

Il a emmené tellement de choses

Il s'en va avec ces fringues parfaitement

froissés

Il s'en va...

Il est déjà de retour

et j'ai vu sa photo

Elle ne ressemble pas à celle sur l'étagère

Revenons en arrière

Je m'interroge sur ses tripes

C'est comme si ces pensées étaient trop grandes pour sa taille

Il a été emmené...Ou ? je ne sais pas

Il repart, avec son espoir complètement

incertain

Il s'en va...

Et maintenant je me frotte les yeux, car il est

revenu

On dirait que mes idées préconçues ne

valaient rien

puisqu'il rit encore...Et qu'il est toujours fort

Rien à changé, à part toutes les conneries assourdissantes autour qui ont prit de l'importance

Et maintenant il est de retour chez lui

et nous rions comme nous l'avons toujours fait

Mon même vieil, même vieil ami

Jusqu'a dix heures moins le quart

J'ai vu le stress s'immiscer

Il a l'air distrait et je sais exactement

ce qui va se passer ensuite

Avant même de bouger

Il est déjà reparti

 

 

 

 

 

 

 

 

   


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Kyuss49 25/11/2010 09:24



Salut Cyborg, super article, décidément que du bon sur ce blog héhé... D'ailleurs l'article de Silver blast, Sly, était bien bon aussi...



sly 28/11/2010 20:24



Merci de la part de Cyborg et Silverbast...