Interview : Héloïse guay de bellissen auteur du roman de boddah

Publié le par sly

Interview : Héloïse guay de bellissen auteur du roman de boddah

Voici, une interview d'Héloïse Guay de Bellissen, auteur du livre "Le Roman de Boddah" (édité par Fayard en vente depuis le 28 août), en exclusivité sur Seattle Sound.

"Seattle Sound aime le Roman de Boddah"

Inutile de vous dire que j'ai bien aimé ce livre (voir ma chronique) et même adoré et inutile de vous dire du moins pour ceux qui suivent le blog Seattle Sound, que quand j'aime bien, un groupe, un album ou un livre, j'en parle très souvent. Quand, j'ai découvert, ce livre, je n'avais pas la moindre idée, de qui pouvait être la personne qui l'avais écrit. Et j'avais bien envie de savoir qui étais Héloïse Guay de Bellissen, par ce que, Le Roman de Boddah, c'est un peu un condensé de tous ce que j'aime, avec une vision bien inspirée d'un écrivain bien mordu de musique dont celle de Nirvana. C'est aussi, un voyage au coeur du dernier mouvement rock, au travers d'un couple mythique, Kurt et Courtney et aussi "un voyage saturé au pays de la mélodie tranquille".

L'interview :

Sly (Seattle Sound) : Pour commencer, Héloïse, te destinais tu au métier d’écrivain, ou est ce venu au fil du temps ?

Héloïse Guay de Bellissen : Je n’ai jamais voulu être écrivain. Ce que je sais c’est qu’il faillait que je m’exprime. Raconter des histoires c’était ce que j’aimais. J’ai fait dix ans de dessins, et ensuite les croquis sont devenus des mots sans que je m’en rende compte. Si je devais me rappeler du moment où le dessin à basculer vers l’écriture, je dirais vers douze ans. J’étais fan d’Edgar Poe, Lovecraft, Maupassant et Stephen King, c’est là que j’ai commencé à écrire des nouvelles. Il faut dire aussi que je m’ennuyais ferme en cours et qu’il a bien fallu trouver une occupation…

Sly : Le roman de Boddah est ton premier Roman, mais tu n’en ai pas à ton premier ouvrage. Peux tu, nous décrire brièvement, ce que tu a déjà publié ?

Héloïse : Effectivement, j’ai écrit plusieurs livres. Un essai, un récit autofictionnel, un livre sur le slam, un dictionnaire énervé de la littérature, des bouquins de développement personnel avec la pensée de grands philosophes. J’ai l’impression que je peux écrire sur beaucoup de sujets, à partir du moment où je suis habitée, je tombe dans le texte et je n’en sors plus.

Sly : On sait que tu es très fan de Nirvana. Comment est venue l’idée de ce roman? était ce un projet de longue date ?

Héloïse : Le roman de Boddah est en moi depuis que je suis gamine. C’est grâce à tout ce que j’ai écrit avant lui, qu’il est ce qu’il est. Il fallait que je sois prête pour pouvoir aborder un sujet tel que Nirvana, parce que pour moi c’était un monument. Je me suis construite avec cette musique et la mort de Kurt a été, comme pour beaucoup de monde, un vrai choc. Il fallait que ça devienne un livre, publié ou non d’ailleurs.

Sly : Quand on lit le livre, on remarque que tu as une grande connaissance de Nirvana, mais aussi sur le rock. As-tu fait des recherches particulières pour le livre, ou t’es tu basé sur tes connaissances ?

Héloïse : Il y a eu une bonne année de recherche pour le livre. J’ai revu tout ce qui avait été fait ou dit sur le sujet (en excluant les livres ou dvd charognards qui profitaient de la mort de Kurt). Puis j’ai recoupé les anecdotes qui me semblaient romanesques ( et dieu sait qu’il y en avait !). Ensuite pour vraiment l’écrire je n’ai pas puisé dans des connaissances particulières mais plutôt dans ce que j’avais dans le ventre, et la sensation que m’avait et me donne toujours Nirvana : un mélange d’émotionnel et de sauvagerie.

Sly : Mis à part Nirvana, quel sont les autres groupes que tu aimes dans le Seattle Sound, ainsi que dans leurs nombreuses influences ?

Héloïse : Des groupes comme Shellac, Sebadoh, Pavement, L7, Mudhoney, Babes in Toyland, les Pixies sont des références majeures pour moi. Radiohead aussi qui ne fait pas parti du Son de Seattle mais qui me touche pas mal. Les « vieilleries » aussi : Black Sabbath, Led Zep, ou encore plus loin Gene Vincent. Quand j’ai écrit le bouquin, j’ai écouté presque exclusivement du Post Rock (mis à part Billie Holiday) : Earth (évidemment !), Sigur Ros, Godspeed you black Emperor, Mogwaï, Silver Mont Zion Orchestra.

Sly : J’ai remarqué que tu ne citais pas Pearl Jam, dans le livre. Est ce délibéré ?

Héloïse : Je n’ai pas parlé de Pearl Jam délibérément. Il se trouve qu’ Eddie Vedder et Kurt Cobain se tiraient dans les pattes. J’avais déjà un chapitre entre Nirvana et les Killing Joke où les relations étaient tendues, il a fallu faire des choix. De plus donner, trop de références allait pousser le livre vers la biographie, je voulais absolument éviter ça. Mais tu as raison j’aurai pu cité Pearl Jam, d’autant qu’Eddie Vedder avait été très touché à la mort de Kurt et lui avait rendu hommage.

Sly : On apprécie d’avoir des bouquins en français sur le sujet, dernièrement un écrivain à sortie le livre Pearl Jam au Pays du grunge en indépendant. Qu’on était très heureux de présenter sur Seattle Sound et Seattle Grunge. As tu lu ce livre ?

Héloïse : Non, je n’ai pas lu ce livre et je t’avoue que je n’en avais pas entendu parlé. Pourtant je suis abonnée à Seattle Sound. Je vais y remédier, ça sera ma lecture de la rentrée.

Sly : Pour terminer, as tu d’autres projets de livre en cours ?

HéloÏse : J’ai commencé quelque chose, mais je ne sais pas trop ce que cela va donner. C’est un autre roman, mais c’est dur de quitter Nirvana, j’étais tellement bien lové dans cette histoire… C’est difficile d’ «écrire vraiment » après ça.

Interview : Héloïse guay de bellissen auteur du roman de boddah

Sly : Enfin, une toute dernière question : Quand on rencontre un fan de Nirvana, on lui demande automatiquement, quel est son album préféré du groupe ? Donc Héloïse, quel est ton album préféré de Nirvana ?

Héloïse : Tu m’aurais posé cette question à treize ans j’aurais répondu Nevermind. Ensuite, à 20 piges, j’aurais dit Bleach, plus crade, moins accessible. Maintenant, j’ai envie de répondre Incesticide, qui n’est pas un « vrai disque » puisqu’il est composé de face B et d’inédits, mais je l’ai redécouvert et il est vraiment très fort, très punk, assez particulier. La pochette aussi est très belle, le dessin fait part Kurt est vraiment fantastique.

Merci Héloïse, pour cette interview.

Je n'ai rien à ajouter de plus, juste que j'espere vous avoir donné envie de lire ce livre...

Voir le lien du livre de l'éditeur Fayard : http://www.fayard.fr/le-roman-de-boddah-9782213677231

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