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Interview : Daniel Mist

Publié le par sly

Seattle Sound à l'immense honneur d'avoir une interview d'un jeune artiste parisien dans ces colonnes, j'ai nommé Daniel Mist. Il vient de sortir son premier EP "Thrownness", une petite pépite qui devrait faire son éffet, car c'est un pur bonheur à écouter. C'est un voyage, dans un autre espace, loin des tracas quotidiens, de la mélancolie ambiante. Un voyage qui sort de l'ordinaire, que Daniel Mist vous expliquera très bien, dans cette interview.

Daniel, ne s'inscrit pas dans notre registre préféré qu'est le Seattle Sound, mais qu'est ce que cela peu bien nous faire, ici nous aimons la bonne musique, en plus elle s'imprègne beaucoup d'un grand des 90's, Radiohead.

Si vous êtes près pour un faire un beau voyage, merci de prendre un peu de temps pour écouter l'EP, Thrownness et de lire ce qui va suivre, vous m'en direz des nouvelles.

Seattle Sound aime Daniel Mist !

L'interview

Interview : Daniel Mist

Sly (Seattle Sound) : Pourrais-tu te présenter brièvement ?
Daniel Mist : Brièvement : j'ai 24 ans, je suis parisien et je viens de sortir mon 1er EP intitulé "Thrownness".

Sly : Tu te présentes comme un artiste solo, est ce que tu fais tout tout seul ? ou est ce qu'il y a des musiciens qui t'accompagnent ou t'aident dans le travail de composition ?
Daniel : J'ai composé et enregistré seul. La collaboration est une démarche que je trouve extrêmement intéressante mais pour cet EP, j'avais une idée relativement précise en tête donc j’ai voulu aller au bout. C'est aussi plus simple pour s'organiser quand tu es totalement autonome et indépendant. Par contre je suis actuellement en train de répéter avec d'autres musiciens pour reproduire les 6 morceaux de l'EP en concert!

Sly : Ton premier Ep « Thrownness » vient de sortir, comment compte tu faire la promo ? Est ce qu'il y a des show case de prévu ou autres dates de concerts ?
Daniel : Oui, enfin! Pour la promo, je me concentre sur les réseaux sociaux. Certains blogs spécialisés, comme le tien, m'offrent aussi l'opportunité d'exposer mon projet.
Ce qui m'importe le plus, c'est d'arriver à créer un univers. Pour moi, la promo n'est pas juste un moyen de diffuser ma musique, ça doit participer à consolider l'identité artistique du projet.
Les concerts sont prévus pour bientôt !

Sly : J'aime bien le thème de ton Ep dont tu lui a donné le nom : « Thrownness », en français "L’être jeté dans le monde". J'ai lu ce que cela voulais dire et ça m'a plu. Pourrais-tu l'expliquer en détail pour mes lecteurs ?
Daniel : Thrownness c'est la sensation d'avoir été jeté dans le monde. On est arrivé sur cette planète sans raison, sans but, c’est donc une sorte d'angoisse existentielle qui, je pense, réside en chacun de nous. Pour moi c'est aussi la prise de conscience de notre place dans l'immensité de l'espace. J'ai construit mon EP autour de ce thème, ça a été une ligne directrice aussi bien dans l'élaboration de l'ambiance générale que dans l'écriture et la compo.

Sly : Alors Daniel quelles sont tes influences ? parce qu’il faut le dire, il n'y a pas vraiment de rapport avec le Seattle Sound dans ta musique. Comme je l'ai dit, il y a du Damon Albarn dans la voix et du Radiohead dans ta musique. Mais j'ai peur que ce soit un peu réducteur, tu es le mieux placé pour nous dire ce que tu aime et ce qui t'inspire ?
Daniel : Mes influences sont très diverses. J'adore le rap des 90's, je suis un grand fan de A Tribe Called Quest par exemple. J'ai aussi beaucoup écouté les grands groupes des 60´s 70´s comme les Beatles, Pink Floyd, Led Zeppelin, David Bowie, il y a quelque chose qui me fascine dans la musique anglaise. Je m'intéresse aussi énormément aux groupes un peu alternatifs comme Radiohead, Gorillaz, Air. J'écoute beaucoup de jazz (Miles Davis, Herbie Hancock, Marcus Miller..), peu de Soul, mais j'adore Stevie Wonder et Marvin Gaye.
En ce moment, je suis obsédé par les nouveaux albums de Kendrick Lamar et de Radiohead.

Sly : Je ne sais pas vraiment comment définir ta musique, artiste électro pop ? Comment définirais-tu ton genre musical ?
Daniel : Je me sens plus proche du rock alternatif que de l’electro pop. A vrai dire, un des mes objectifs de composition est de brouiller les limites entre les genres. Par exemple si tu écoutes « I Follow You (Why ?) » tu peux entendre de la bossa nova, de l’afrobeat, du rock planant..


Sly : Ta musique est vraiment agréable à écouter, il y a un morceau qui devrais faire son effet, c'est Feel the sunshine. Mon intuition me dit qu'un jour on l'entendra à la radio. Qu'est ce que tu attends de ce premier Ep ?
Daniel : Je n’attends pas vraiment qu’un morceau soit mis en avant plus que les autres. J’ai essayé de penser cet EP comme un ensemble cohérent, qui puisse être écouté d’un trait. Ce que j’espère c’est que certaines personnes l’apprécieront comme tel.

Sly : Enfin une dernière question, comment as-tu découvert le blog Seattle Sound et pourquoi l'avoir choisi pour ta promo ?
Daniel :Je crois qu’un ami avait partagé un de tes articles. J’ai jeté un coup d’œil sur ton blog et, même si je ne partageais pas exactement tes goûts musicaux, il m’a semblé que ta sélection était intéressante, c’est pourquoi je t’ai demandé un avis sur ma musique. Merci pour cette interview !

Sly : Merci à toi Daniel pour cette interview.

La page facebook de Daniel MIst : https://www.facebook.com/danielmist1/

Le lien youtube pour écouter son premier EP "Thrownness" : https://www.youtube.com/watch?v=gEOygMYHk-M&list=PLdUmiUM0QsWTtzKyfRq3D7in6HZeQr1pF&index=1

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Interview de Reynald Lynden de Larmor Light

Publié le par sly

Interview de Reynald Lynden de Larmor Light

Voici une interview plutôt sympathique d'un artiste qui a je trouve énormément de talent, c'est un fan du Seattle Sound au sens large, une personne riche et intéressante que je vous propose de découvrir : Mr Reynald Lynden du projet Larmor Light.

J'ai découvert Larmor Light sur Facebook, je voyais souvent des Like de Larmor Light sur la page Seattle Sound alors, ben oui c'est fait pour ça, j'ai été voir qui c'était. Une belle surprise en découvrant le projet, de belle musique et un artiste qui a pour influence le grunge et s'inscrit comme un artiste de rock alternatif. Je découvre un univers et aussi un artiste qui en connait un rayon sur la musique de Seattle, tout est réuni ici pour faire une belle interview. Merci Reynald !

Seattle Sound aime Larmor Light

https://www.facebook.com/larmor.light/

Sly (Seattle Sound) : Reynald pourrais tu te présenter brièvement ?

Reynald (Larmor Light) : Voui, j'ai 35 ans et cela fait presque 20 ans que je joue de la musique, je me suis lancé professionnellement depuis un peu plus de 3 ans environs. J'adore créer, que ce soit dans la musique, le dessin, la vidéo...

Sly : Alors Larmor Light c'était un groupe, puis récemment un duo et maintenant est ce un projet solo ? ou l'idée d'une formation est elle encore possible ?

Reynald : A l'origine, c'est un projet solo, mais j'ai toujours voulu une dynamique de groupe, ça vient des artistes que j'admire. Le fait de se sentir porté par d'autres musiciens, c'est une sensation énorme.

Ce passage en duo a été très enrichissant artistiquement. A présent, je compte rester en solo. En concert, j'utilise un lecteur cassette qui reproduit une bande-son basse/ batterie tandis que je chante et joue de la guitare.

Mais ce désir d'être accompagné de musiciens n'est pas perdu, j'espère donc former un groupe pour le live bientôt. Contactez-moiiiiiii! https://www.facebook.com/larmor.light/

Interview de Reynald Lynden de Larmor Light

Sly: Tu a publiés sur internet deux Ep dont le fameux Oddyssey of Dust dernièrement. Par la suite tu prévoyais la sortie d'un album est ce toujours d'actualité ?

Reynald : Bien avant "Odyssey of Dust" j'avais prévu la conception d'un album. C'est bien entendu toujours d'actualité, j'y travaille en ce moment et l'écriture avance très bien. Je suis hyper enthousiaste car y'a des chansons vraiment sympa, très dynamiques, très Rock... voire même un peu heavy des fois...

Je cherche le moyen de produire financièrement ce projet, notamment pour l'enregistrement en studio, le pressage, trouver un batteur de session, etc.

Interview de Reynald Lynden de Larmor Light

Sly : Quelle est l'actualité de Larmor light en ce moment ? tu m'a parlé du record store day et de concert à venir aussi pourrais tu nous en dire plus ?

Reynald : Tout à fait, et je suis heureux que Seattle Sound soit le premier à avoir la révélation des petits teasers qui ont été publiés depuis quelques semaines sur les réseaux sociaux.

Je prépare une petite surprise à l'occasion du Record Store Day (en France "Disquaire Day") qui aura lieu le 16 avril prochain.

Il est question de chansons inédites, peut-être une reprise issue d'un vieux projet... peut-être encore autre chose...

Pour les concerts, il y a quelques propositions qui vont être confirmées très bientôt, dont quelques dates en Belgique.

Sly: Tu dis que tes influences viennent du grunge. Alors quels sont les artistes et groupes qui t'inspirent le plus ?

A la création de Larmor Light, j'ai replongé dans les Foo Fighters pour en devenir ultra-fan. Pearl Jam est une très grand influence aussi.

Et puis il y a un groupe de la scène de Seattle qui a marqué l'histoire du Rock: Heart. Ann et Nancy Wilson ont apporté leur pierre à l'édifice Grunge en collaborant/ aidant les gars de Pearl Jam, Alice In Chains et Soundgarden dans les 90's.

D'ailleurs je vous recommande "Ring Them Bells" la reprise de Bob Dylan sur l'album "Desire Walks On" avec... Layne Staley!

Sinon en vrac: Neil Young, Bruce Springsteen, Fleetwood Mac, Led Zeppelin, Creedence Clearwater Revival, Metallica... Tous les artistes qui font preuve d'une grand humanité m'inspirent et me motivent.

Ann et Nancy Wilson du groupe Heart en 2007

Ann et Nancy Wilson du groupe Heart en 2007

Sly : Je dirais pas que ta musique sonne grunge dans son intégralité mais plutôt rock, folk acoustique, au sens large, tu a ton propre style en plus, ce qui est une bonne chose.
Comment définirais tu ta musiq
ue ?

Reynald : Merci, cela me touche beaucoup que tu penses que j'ai mon propre style, car c'est pas évident de digérer ses influences, d'arriver à trouver sa propre voix.

Et je suis entièrement d'accord, je ne voulais pas que ma musique sonne totalement "Grunge". Musicalement, c'est très proche de la démarche artistique des Foo Figthters ou de Pearl Jam.

Avec les influences citées plus haut, impossible de résister à l'idée de faire une chanson tantôt bien Punk, tantôt plus Folk... C'est pourquoi s'il faut mettre une étiquette, le terme Rock Alternatif convient très bien.

En fait, ce qui compte le plus c'est d'écrire de bonnes chansons plutôt que le genre à proprement parler.

Sly : Pour terminer cet interview, alors comme ça ta musique est un peu diffusé sur une radio au Brésil, raconte nous comment ça c'est fait ?

Reynald : Comme je dis toujours, Facebook peut de temps en temps avoir ce côté génial qui rapproche les gens. Si, si.
Et c'est ce qui s'est passé, car j'ai fait la connaissance d'une brésilienne qui est devenue une amie très proche.

Elle m'a demandé un jour si je voulais bien lui envoyer une bio et deux chansons parce qu'elle allait voir l'une de ces connaissances qui est animateur à la radio Kativa FM. Elle se proposait même de faire une petite chronique à l'antenne.

Le soir même, j'étais sur internet en train d'écouter mon amie parler de Larmor Light. Le fait d'entendre ensuite "Nest Of Vipers" dans les enceintes m'a complètement achevé d'émotion.

Je le répète sans cesse, mais je lui en suis éternellement reconnaissant.

Sly: Enfin une toute dernière question, Qu'est ce que tu pense du blog Seattle Sound ?

Reynald : Que vous méritez encore plus de visites! J'ai été très honoré que vous ayez partagé ma musique et parlé du projet. Et découvrir un blog qui parle de cette scène qui me fascine toujours autant est un vrai plaisir!
Ce qui me plait c'est que vous permettez de rester informés sur l'actualité des groupes que nous aimons, vous avez une chouette ligne éditoriale.

Sly : Encore un grand merci à Reynald pour cette interview et bonne chance à toi pour la suite...

Vous trouverez toutes les musiques de Reynald via son projet Larmor Light via le lien soundcloud ci-dessous. Les deux Ep Odyssey of Dust et The Linden Tree Tapes sont en écoute plus autres inédits et démos.

J'aime beaucoup Nest of Vipers et All But Saint à écouter absolument.

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Interview du groupe Dissident (Belgique) par Will

Publié le par Will

Interview du groupe Dissident (Belgique) par Will

(Article écrit par Will notre correspondant du Seattle Sound en Belgique)

Cette année 2015, 3 concerts m’ont particulièrement marqué.

Le 16 avril, SOAD, pour la puissance, l’ originalité et les changements de rythme ainsi que l’ engagement (commémoration du centième anniversaire du génocide arménien).

Le 1er mai, Mudhoney, pour l’ énergie dégagée, leur son si caractéristique (ils ont donné involontairement son nom à la scène « grunge ») emprunt de rock garage et de blues.

Le 18 décembre, Pearl Jam,… Ben ouai ! Pearl Jam en Belgique, en 2015, dans la Province du Hainaut, dans la ville de La Louvière… OK, ils étaient incognitos, sous un faux nom « DISSIDENT ». pas très malin !

Mais ce qui les a trahi, c’est quand ils se sont mis à jouer et à la fin du set, j’en étais convaincu ! Tout ce qui fait Pearl Jam et tout ce qu’on aime chez eux, je l’ai vu et entendu.

Je vous vois venir, vous allez dire, c’est de ma famille, ce sont des amis, ils m’ont payé, … Stop ! Ils ne m’ont même pas offert une bière. Là, j’ai un peu douté quand même !!

Ils sont tous originaire de la même région, se connaissent et jouent (ensemble & dans divers groupes) depuis pas mal de temps, ce sont des musicos accomplis et affirmés; et de grands fans de Pearl Jam !

Membres:

Yannik (Mike)Ferrari : Lead Guitar, Massimo (Jeff) Passalacqua : Bass, Joe (Stone)Salamone : Rythm guitar + Backing Vocals, Olivier (Ed)Toffolo : Lead Vocal, Hervé (Matt) Tricot : Drum + Backing Vocals

Voici un résumé de mon entretien (le plus fidèle possible, j’espère) avec eux. Enfin avec Massimo (bass + "instigateur" du projet) et Tof (chant), pendant que les autres faisaient le b….. !

Une petite présentation !

"Nous sommes originaires de la même région, avons entre 35 et 44 ans et nous nous connaissons depuis un bon bout de temps".

Pourquoi Pearl Jam ?

"On jouait déjà du Pearl Jam pour le fun, ensuite lorsque nous avons décidé de constituer un tribute, le choix s’est donc imposé de lui-même".

Nous avons commencé par les débuts, les premiers albums et les titres phares afin de toucher le public le plus large possible. Nous avons ensuite évolué en piochant les morceaux qui nous plaisaient le plus, en remontant jusqu’ à Lightning Bolt.

L'idée d'un groupe de reprises, comment vous est-elle venue ?

"Nous nous considérons comme un tribute plus qu’un coverband. Nous ne faisons pas du mimétisme, nous restons, lorsque nous jouons, dans l’esprit des lives. Lors de passage plus « ambiant », nous improvisons dans l’esprit des lives . On peut s’inspirer de tellement de versions".

"Nous improvisons aussi suivant les circonstances du moment. Hommage à Scott Weiland via une impro sur Stone Temple Pilots par ex.".

"Nous nous faisons surtout plaisir et rendons hommage à ce que Pearl Jam donne à son public".

Des reprises en tête, comme le fait Pearl Jam lors de ses concerts ?

"Concernant les reprises qu' interprète PJ, on n'en joue pas vraiment mais nous plaçons quelques « snippets » lors d’ intro et de passages instrumentaux".

"Mais c’est prévu, notamment Hunger Strike (Temple Of The Dog) & Rockin’ In A Free World (Neil Young), et certainement d’autres …"

Tiens, pas de clavier...

"Non pas de Boom ! Pas une nécessité. Peut-être, un jour !"

Pouvez-vous nous parler de vos influences ?

"Nos influences sont larges. La scène de Seattle, les années 90, le rock au sens large, la soul aussi , … Nous sommes avant tout des amoureux de musique".

Comment voyez vous l'avenir ?

"Notre ambition est de rendre hommage à l’esprit Pearl Jam et jouer le plus possible sans prétention."

"Tourner un maximum et en faire profiter également les gens qui ne vont pas ou n’ont pas l’occasion d’aller en concert ."

"La difficulté reste bien sûr de trouver des dates !"

N'ayant malheureusement pas de vidéos de qualité du concert; et ça, c'est vraiment dommage, non di dju(patois local); je préfère vous inviter à les visionner sur les 2 liens suivants.

https://www.youtube.com/channel/UCPO3Jzy9AkuQA2BPAkZDA0Q

https://www.facebook.com/dissidentband/

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Interview : Le groupe Given To Fly

Publié le par sly

Voici une interview du groupe Given To Fly en exclusivité sur Seattle Sound.

Alors, les Given To Fly c'est un groupe de reprise de Pearl Jam et du Seattle Sound, ils sont de Toulouse et ils parlent très bien de musique et surtout celle qu'on aime ici.

Voici l'interview :

Sly (Seattle Sound) : Je ne sais pas grand chose de votre formation, juste que vous Ítes de Toulouse. Pouvez-vous nous présenter les membres qui le composent et les caractéristiques musicales de chacun d'entre vous ?

Given To Fly : Le noyau du groupe, c’est la formule à 4 : Bert Yates au chant et à la guitare, Tony Bono à la guitare, Alex Many à la basse et Niko Kauffmann à la batterie. En configuration « Pearl Jam » Tribute, nous avons un 5e membre, Lionel Bousquet, à la guitare. Nous avons tous une certaine expérience et un parcours dans divers groupes de la région toulousaine, dans le rock, le métal et le punk. Des groupes comme Sha, Belladone, Geisha qui n’existent plus mais qui ont compté sur la scène toulousaine, et les Booze Brothers, fondés par Bert notre chanteur il y a longtemps déjà, qui continuent à tourner à fond. C’est un groupe de punk celtique assez connu qui joue dans l’Europe entière. C’est d’ailleurs le projet musical principal de Bert, qui est le seul de nous 4 à vivre de la musique. Lionel aussi est professionnel : producteur-réalisateur-arrangeur, plutôt dans une veine électro. C’est aussi un musicien extrêmement talentueux et un ami de longue date.

En savoir plus sur les membres du groupe : http://giventofly.fr/membres-du-groupe/

Sly : Quand et comment est venue l'idée de monter un groupe hommage à Pearl Jam mais aussi aux groupes de Seattle au sens large ?

Given To Fly : Tony, Alex et Niko jouent ensemble depuis presque dix ans, d’abord avec un groupe de compos rock métal (Geisha) qui a été mis entre parenthèses il y a quelques mois. Puis histoire de sortir les guitares des étuis, on est allé jammer dans un studio avec quelque reprises. On s’est naturellement tourné vers le répertoire grunge rock, qui a marqué nos jeunes années de musiciens : le son, les groupes, les personnages, les chansons à la fois agressives et puissamment mélodiques, la charge émotionnelle… Et aussi le désir d’aller à l’essentiel et de retrouver une certaine simplicité organique après avoir joué beaucoup de métal, plus « froid ». Et très rapidement, comme nous sommes des acharnés, on a décidé de passer la vitesse supérieure et de chercher un chanteur. Et nous avons croisé la route de Bert… Bingo !! Dès les premiers concerts, ça a fonctionné. Donc 2e étape : le Tribute Pearl Jam. L’idée de base était de pouvoir candidater sur de plus gros événements, festivals Tribute… etc… On adore tous Pearl Jam surtout en Live (il faut les voir au moins une fois dans sa vie, c’est une expérience incroyable !...). Et on avait déjà une quinzaine de titres prêts dans le répertoire « Covers ». Donc le choix s’est fait naturellement.

Sly : Sur votre site internet vous dites que vous préférez jouer de la guitare plutôt que d'Ecouter Fun Radio. Est-ce de l'ironie ? Parce que dans les 90's Fun Radio, passait beaucoup de son de Seattle, beaucoup de rock, il y avait même une émission spéciale live de Nirvana.

Ou alors, pour dire que le rock, ne passe plus que sur les radios spécialisées type Oui FM car ce n'est plus tendance alors autant la jouer pour entretenir la flamme ?

Given To Fly : Ironie ? Un peu… Humour en tout cas, ça oui, car on tient à prendre tout avec beaucoup de dérision et de second degré. En disant « Fun Radio », on parle de la couleur musicale actuelle, plus axée « musiques urbaines » que « rock ». Il y a plein de trucs excellents aujourd’hui, mais en termes de diffusion, le rock au sens large s’est fait dépasser et il n’y a rien de choquant avec ça. Il faut vivre avec son époque. Mais c’est vrai, il y a quelques années, Korn passait sur Le Mouv’… Incroyable, n’est-ce pas ? Mais l’esprit rock va bien au-delà d’un slogan ou d’une playlist de radio. Internet, les festivals, les clubs, quelques médias spécialisés, des disquaires passionnés, le Hellfest complet en quelques heures… Le rock est peut-être moins grand public, mais ce n’est pas plus mal. On reste entre gens de qualité…

Sly : Alors cette passion pour Pearl Jam, comment est ce venu ? Par ce qu'en France ce groupe n'est pas si connu que ça, pourtant aux USA, il était bien plus populaire que Nirvana à l'époque.

Given To Fly : Chez nous, Nirvana a atomisé la concurrence, mais effectivement, « Ten » le 1er album de Pearl Jam, a été plus vendu que « Nevermind » aux USA et dans le Monde. On ne fait jamais rien comme les autres en France ! Et je ne parle pas d ‘Alice In Chains, de Mudhoney, des Screaming Trees, quasi inconnus ici… Niko a toujours été un grand fan de Pearl Jam. Pour nous tous ça faisait davantage partie d’une culture inconsciente. Un truc puissant qui est là, dans ta sphère musicale. Le déclencheur, ça été de les voir en Live. Même si tu aimes les albums, même si tu as vu des vidéos, c’est la très grosse claque en terme de densité et de générosité. Et c’est ce qu’on essaie de reproduire modestement.

Sly : Vous avez déjà enregistré un EP 5 titres, avez-vous l'intention de sortir d'autres enregistrements de vos reprises ?

Given To Fly : Le EP, c’est au départ un outil de démarchage pour trouver des concerts. Car la raison d’être de Given To Fly, c’est le Live. On balance régulièrement des vidéos sur le site et sur Facebook, mais un enregistrement audio de plus, ça n’a pas vraiment lieu d’être, en fait… Peut-être pour une occasion spéciale. On ne sait jamais.

Sly : Quels sont vos ambitions, souhaitez-vous rester un Tribute Band ou évoluer un jour vers la composition ?

Given To Fly : L’ambition première, c’est de faire autant de concerts que l’on pourra, dans les meilleures conditions possibles. On rentre d’une mini-tournée dans l’Est de la France et au Luxembourg, et on a reçu un accueil incroyable. On souhaite s’inscrire dans cette logique là, et intégrer les affiches des plus gros événements de genre, en Belgique et en Allemagne, en particulier.
Mais encore une fois, nous sommes des passionnés avant tout. Si on sent qu’on peut avoir quelque chose de frais à apporter, on pourrait envisager des compos. Mais ce serait sans doute sous un autre nom. Un projet parallèle, pourquoi pas…

Sly : j'ai vu sur votre site que vous faites quelques concerts en ce moment, quels sont les prochains rendez-vous Live ?

Given To Fly : Quelques dates dans notre Sud-Ouest en juin, puis grosse pause pendant l’été. On réattaquera le circuit des clubs et caf conç à la rentrée de septembre, et on sera aussi présent sur des conventions tattoo et des rassemblements motos. La prog est en cours. Suivez nous sur http://giventofly.fr/ et sur https://www.facebook.com/giventoflytoulouse pour ne rien rater !

Bien entendu, on étudie toutes les propositions sérieuses, donc amis organisateurs de festivals, n’hésitez pas !

Sly : Quels groupes du Seattle Sound aimez vous ? Votre répertoire de reprise inclus des formations comme, Alice In Chains, Soundgarden ou encore Nirvana, ça reste les grosses pointures du Seattle Sound. Etes vous moins branchés groupes indés comme Mudhoney ou encore les Melvins ou est ce que vous pensez les inclure dans votre répertoire de reprise un jour ?

Given To Fly : C’est déjà difficile de faire un choix parmi les chansons des groupes majeurs, donc c’est vrai qu’on laisse un peu les autres de côté. Et il faut aussi prendre en compte la réalité du public. On nous demande beaucoup de Nirvana… si tu vois ce qu’on veut dire… Mais si on réussit à faire découvrir aux gens, les plus jeunes en particulier, quelques morceaux moins connus, d’Alice, de Pearl Jam, c’est déjà pas mal… Le répertoire évolue en permanence, on rajoute des morceaux tout le temps, parfois un peu en dehors du Seattle Sound, mais jamais très loin... SOAD, Deftones, A Perfect Circle, Queens Of The Stone Age…

Sly : J'ai découvert votre groupe sur la page facebook du livre "Pearl Jam Pulsions Vitales" écrit par Cyril Jégou. Est ce que vous avez lu ce livre qui est une bio sur Pearl Jam et l'histoire du Seattle Sound ?

Given To Fly : Non, il faudra qu’on y pense… En revanche, on aime bien le film PJ20 de Cameron Crowe. Les docus de Dave Grohl aussi, « Sound City » et « Sonic Highways »…

Sly : Vous dites dans la présentation, de votre site internet : Layne Staley et Kurt Cobain ne sont plus parmi nous, mais Pearl Jam, Soundgarden et Alice in Chains sont toujours en activité. C'est vrai beaucoup de groupe de l'époque se sont reformé, qu'est ce que vous en pensez?

Given To Fly : Si les albums et les concerts sont bons, pourquoi pas ! Je ne crois pas que ce soit une question d’argent en tout cas… Ils ont toujours la passion, malgré les années, les millions, les excès, les morts… Alice sans Layne, c’est différent. Mais franchement les 2 derniers albums déchirent bien. Cite moi un artiste aujourd’hui, tous styles confondus, qui a sorti un album où TOUS les titres sont bons ? « Black Gives Way To Blue » est de cette trempe. Mais ce n’est ni mieux, ni moins bien qu’avant. C’est différent. Le dernier Soundgarden, pas mal du tout non plus… Pearl Jam reste un des meilleurs groupes de Live du Monde. Et que dire de Dave Grohl ? Le pape du rock, une légende en puissance.

Sly : Pour terminer cet interview, une question spéciale fan de Pearl Jam : Quel est votre album préféré de Pearl Jam et pourquoi ?

Pour Alex, Tony et Lionel, pas très original, mais « Ten ». On ressent l’urgence du moment, la dimension « impro », et en même temps il y a une logique globale implacable. C’est aussi une pierre angulaire, comme « Nevermind », qui a changé la façon de concevoir le heavy rock. La mort des guitares pointues et des cheveux permanentés… Hihihi… Quasiment tous les morceaux pourraient être des singles, sans jamais être orientés FM ou commerciaux. Le mix original a un peu vielli (trop de reverb !) mais le remix de Brendan O’Brien a fait entrer l’album dans le 21e siècle.
Cela dit on réécoute assez peu les albums studio. On préfère se pencher sur les Live : c’est génial de pouvoir télécharger tous les concerts du groupe en super qualité, de comparer les setlists (toujours différentes), les évolutions d’arrangements, les impros... Et surtout l’incroyable énergie qu’ils insufflent à n’importe quelle chanson. On s’en inspire beaucoup pour travailler nos propres versions.

Bert : VS à cause de la beauté de la pochette.

Niko : Il m'est franchement impossible de choisir un seul album. Pearl Jam est surtout et avant tout un groupe de scène. Certains titres qui, à l'écoute des albums, me paraissaient assez moyen, prennent tout leurs sens en live (comme par exemple "Insignificance", "push me, pull me", "Love boat Captain", ou encore "Severed Hand"...). J'aime, bien sûr, "Ten" et "Vs" qui ont marqué mon adolescence, mais la grosse claque a été "Vitalogy" et son ambiance assez étrange, surtout quand on a écouté en boucle les 2 premiers albums. Je trouve que c'est l'album de PJ qui a le plus de "personnalité", qui forme le plus "un tout". Pour moi, "Vitalogy" sonne comme un "concept album", même s'il ne raconte pas une seule histoire du début à la fin. Et dernièrement est arrivé aussi "Lighting Bolt", une tuerie! Un album que je conseille à tous ceux qui ont décroché PJ depuis quelques années. Dès la première écoute, on se rend compte que "la bande à Vedder" est toujours bien vivante, au meilleur de sa forme, et que les Pearl Jam ont encore de beaux jours devant eux !

Un Grand Merci au groupe Given To Fly, pour cette interview.

En vidéo, je vous propose une reprise des Foo Fighters "The Pretender" et Pearl Jam "Jeremy"

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Interview : Le groupe In Bloom

Publié le par sly

Interview : Le groupe In Bloom

Une interview de In Bloom en exclusivité sur seattle Sound, un groupe que j'ai découvert en avril dernier lors des célébrations du 20ème anniversaire de la disparition de Kurt Cobain sur ce blog. En effet, à l'époque je cherchais sur le net un groupe de reprise de Nirvana, qui pourrait à la fois nous offrir une vidéo d'une de leur reprise et aussi écrire un texte sur Kurt, pour lui rendre hommage. Les In Bloom ont répondu favorablement à ma demande et de la plus belle manière, ils m'ont pondu un superbe texte et ont partagés une très bonne vidéo d'une de leur reprise, voir l'article ici : http://seattlesound.over-blog.com/2014/04/le-groupe-in-bloom-nantes.html

"Seattle Sound aime le groupe In Bloom"

Pour moi, la plus belle façon de rendre hommage à Kurt, c'est de reprendre la musique de Nirvana et comme le dit très bien Ced du groupe In Bloom, ça entretiens la flamme. Et puis surtout, si je ne me trompe pas, j'ai lu ou entendu dans une vidéo, que Kurt Cobain appréciait qu'on joue les morceaux de Nirvana, pour lui c'était le must en tant que musicien.

Mais revenons au groupe In Bloom, ils sont de Nantes, ils ont du talent, ils cherchent un batteur, voir l'annonce ici : http://seattlesound.over-blog.com/2014/09/le-groupe-in-bloom-de-nantes-cherche-un-batteur.html

Ce sont des amateurs comme ils le disent, mais pour moi ils ont aussi des choses à dire, je ne fais pas de différence avec un groupe professionnel. J'ai donc décidé de leur donner la parole par ce que j'aime bien ce qu'ils font. Voici donc une interview du groupe qui est composé de Ced (chanteur et guitariste), Michel (bassiste) et Benjamin (guitariste).

L'interview :

Sly (Seattle Sound) : Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter brièvement, en indiquant le poste occupé par chacun d’entre vous et vos spécificités en tant que musicien ?

Ced (In Bloom) : Me Concernant, j'ai appris la guitare seul. Je m'accompagnais principalement lorsque je chantais. C 'est là que je me suis aperçu que le chant m'attirait plus. J'ai commencé à prendre des cours cette année. Michel est le bassiste du groupe depuis sa création et Benjamin nous a rejoint récemment et s'implique vraiment bien dans le projet. Je leur laisse la parole.

Ben (In Bloom) : Je suis le guitariste d’In Bloom. Comme le reste du groupe je suis un musicien amateur, mais la musique est une véritable passion. J’aime toucher à tous les instruments et j’écoute des styles musicaux très variés.

Michel (In Bloom) : Je suis Michel, bassiste. J'ai commencé à prendre des cours de guitare il y a plusieurs années. Je suis en fait passé à la basse par curiosité, en complément de la guitare et aussi pour les besoins de mon groupe de l'époque qui peinait à trouver un bassiste. j'avoue que la basse m'a presque fait oublier la guitare.

Sly : Votre groupe n’est pas au complet actuellement, il vous manque un batteur et vous avez changé de guitariste il n’y a pas très longtemps. Qu’est-ce qui vous manque pour que le groupe garde une formation définitive ? Est-ce juste un manque de temps, manque d’intérêt ou autre de vos anciens membres ?

Ced : Le principal obstacle pour notre formation est que nous avons le souci du détail et du travail bien fait ce qui nous oblige à nous « caler » de nouveau à l'arrivée d'autres musiciens sur la mise en place des morceaux, d'où une évolution plus lente.

Ben : Nous souhaiterions donc trouver un batteur/percussionniste motivé qui nous suivrait sur le chemin des morceaux acoustiques du unplugged. Il pourrait par exemple jouer sur un kit de batterie réduit, ou sur un Cajon, ce qui serait en accord avec l’esprit des titres du unplugged.

Ced : Quant aux anciens membres, ils ont pris des chemins différents soit par choix musical ou par convenance, voire obligation personnelle. Nous ne sommes que des amateurs et chacun a sa vie personnelle et professionnelle à gérer à côté !

Sly : Venons-en maintenant à votre groupe et son origine. Qui sont les membres fondateurs et comment est venue l’idée d’un groupe de reprises de Nirvana ? Pourquoi lui avoir donné le nom du titre In Bloom ?

Ced : Le groupe est né d'un désir commun de faire de la musique entre le premier batteur (mon beau-frère) et moi-même. Nous avons trouvé un répertoire commun : nirvana, groupe que nous aimions tous les deux et notamment l'album unplugged. Michel est venu ensuite nous rejoindre assez vite, la basse manquant cruellement au tableau. L'ancien guitariste, une connaissance de Michel quant à lui venait de se remettre à jouer du nirvana et a décidé de nous rejoindre.

Pour le nom d'In Bloom, c'est à la fois une chanson de l'album nevermind que nous adorons et ça veut également dire en floraison, ce qui correspondait à l'épanouissement de notre groupe en pleine naissance.

Sly : Votre groupe a entre 25 et 38 ans, le plus vieux d’entre vous a peut-être vu Nirvana en concert ? Comment est venue cette passion pour la musique de Nirvana ?

Ced : Malheureusement, je n'ai jamais eu la chance d'assister à l'un de leur concert... Cette musique m'a pourtant accompagnée toute mon adolescence ainsi que dans mes débuts à la guitare. Elle est toujours restée présente et d'ailleurs, elle n'est pas morte puisqu'on entend encore des chansons de nirvana à la radio !

Ben : Pour moi, Nirvana est un des premiers groupes que j’ai écouté. Comme des milliers de guitaristes, « come as you are » a été le premier riff que j’ai étudié et qui m’a ensuite donné l’envie de continuer la musique.

Michel : je ne suis pas un vrai fan ou puriste de Nirvana. On m'a fait découvrir ce fameux scud à la pochette bleu, alors que, je dois l'avouer, je ne connaissais pas du tout ce qu'ils avaient fait avant. Je ne les ai même jamais vus en concert. Ceci dit, cet album apportait vraiment de l'efficacité, une énergie intrinsèque... Bref, c'était droit dans le mille : pour moi c'est un bloc de l'histoire du rock n' roll.

Sly : Vous vous définissez comme un groupe du dimanche, pourtant malgré les différents Line-up et les difficultés à trouver un batteur, vous semblez déterminés à continuer l’aventure ?

Ced : Le groupe du dimanche avait été un trait d'humour de l'ancien guitariste lors de la création de notre page Facebook pour dire qu'on n'avait pas la grosse tête et que l'on restait un groupe amateur. En plus, on répète vraiment dimanche !!!
A côté de ça, on reste déterminés car on a des choses à partager avec le public. Benjamin s'impliquant bien également, on avance vite et on arrive déjà à transmettre des émotions à notre entourage. Pour finir, notre direction est pour l'instant à trois sur le unplugged sauf si on a la chance d'avoir un batteur ce qui ouvrira des horizons plus vastes !!!

Ben : Il existe une bonne cohésion dans le groupe, on répète dans un esprit convivial tout en essayant d’avoir le meilleur résultat possible. Nous avons l’envie commune de faire quelques concerts, et on observe durant nos répètes du dimanche que le travail porte ses fruits. On reste donc motivés : tant qu’il y a du plaisir, il faut continuer !!!

Sly : Votre répertoire de reprise comprend des morceaux de Nevermind à l’unplugged. Pourquoi ne pas jouer des morceaux de Bleach, qui sont l’essence et les débuts du groupe Nirvana et aussi pour certains puristes leur meilleur album ?

Ben : C’est principalement le manque de batteur qui nous a amené vers cette direction. Jouer des morceaux qui envoient la purée sans batteur c’est compliqué ! Mais depuis que nous jouons des morceaux du unplugged, je prends plus de plaisir à les jouer. Ils sont certes moins énergiques mais ils véhiculent, à mon sens, plus d’émotion.

Ced : Les premiers albums de nirvana sont aussi les moins connus sauf pour les fans inconditionnels. Et ça a été le cas pour moi aussi. Depuis, j'ai parcouru leurs albums et qui sait peut-être jouera-t-on dans l'avenir des chansons de cet album.

Sly : Actuellement vous vous concentrez sur des reprises de l’unplugged, sans batteur. Avez-vous des projets de concerts ou attendez-vous d’avoir une formation solide pour pouvoir envisager de jouer en live ?

Ben : Nous aimerions avoir un batteur, car les percussions amènent du rythme et de la cohésion. Cependant, notre rodage du dimanche étant presque arrivé à terme, nous n’excluons pas de faire quelques concerts avec cette configuration (chant, basse et guitare)

Ced : C'est clair que l'envie de partager des émotions avec le public est là, seulement le changement d'objectif et l'absence de batteur nous contraignent à laisser de côté certains titres comme le disait ben, du coup, il faut reconstituer le set pour ne pas faire des concerts de vingt minutes !

Sly : Dans votre annonce pour la recherche d’un batteur, vous dites que les compositions ne sont pas à l’ordre du jour, mais que vous pensez reprendre d’autres musiques que celle de Nirvana. Pouvez-vous nous en dire un peu plus, sur vos aspirations à agrandir votre répertoire ?

Ben : Nous travaillons en ce moment sur d’autres titres de Nirvana à ajouter à notre setlist, notamment « about a girl ». Nous n’excluons pas de faire d’autres reprises comme ce fut le cas lors d’un bœuf entre amis musiciens, où nous avions joué du Hendrix, Guns n Roses et du Animals. Mais pour le moment on se concentre sur les morceaux du unplugged.

Ced : C 'est vrai que l'on cherche à étoffer notre setlist de nirvana pour l'instant, histoire de pouvoir faire un concert entier avec, mais nos influences rock sont plus vastes et rien n'est décidé pour l'instant.

Sly : Une toute dernière question. J'ai découvert votre groupe sur le facebook de Total Nirvana. Comme je voulais marquer l’anniversaire des 20 ans du décès de Kurt Cobain, je voulais avoir le témoignage de fans mais aussi en quelque sorte d’un tribute band du groupe. Vous avez répondu à mes attentes et je vous en remercie. Vous ne connaissiez pas ce blog, objectivement, qu’est ce que vous pensez du blog Seattle Sound ?

Michel : je vois beaucoup de surprises dans les méandres du net et seattlesound est une bonne surprise.

Ced : Seattle sound est le concentré de ce que l'on attend d'un site musical : des infos rares ou difficiles à trouver sur les groupes qu'on adore, de vieilles vidéos en super 8 de leurs premiers concerts, les évènements les concernant, en bref de l'info avant tout le monde !!! C'est un blog qui gagne à être connu sur le net. Continue comme ça sly ! ;-)

Je n'ai rien à ajouter de plus, juste que j'espère vous avoir donné envie de suivre le groupe...

Merci Beaucoup à Ced, Michel et Ben pour cette interview, vous êtes formidable. Je vous souhaite le meilleur dans votre aventure musicale et Seattle Sound aime et adore le groupe In Bloom.

Vous pouvez découvrir ci-dessous une nouvelle vidéo du groupe qui joue donc l'unplugged de Nirvana en ce moment, ici le titre All Apologies avec le nouveau guitariste Benjamin.

Toute l'actu du groupe sur leur page facebook :

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INTERVIEW : CYRIL JEGOU AUTEUR DE PEARL JAM PULSIONS VITALES

Publié le par sly

INTERVIEW : CYRIL JEGOU AUTEUR DE PEARL JAM PULSIONS VITALES

Voici, une interview de Cyril Jégou, auteur du livre "Pearl jam pulsions vitales" (édité par le Camion Blanc en vente depuis le 17 octobre).

"Seattle Sound aime Pearl Jam Pulsions Vitales"

Cyril Jégou, reviens donc avec un second livre sur Pearl Jam, un groupe mythique de Seattle, toujours en activité après plus de 20 ans de carrière. Pearl Jam Pulsions Vitales, est un livre qui raconte l'histoire du groupe de ses débuts au dernier album sortie récemment Lightning bolt, intégrant aussi l'histoire du grunge. Plus qu'une bio, c'est une véritable bible sur le grunge, écrite par un vrai passionné, bien mordu de musique et bien plus.

J'ai découvert Cyril Jégou, par le biais de ce blog et de nos échanges, j'ai tout de suite remarqué que j'avais à faire, à un spécialiste. J'étais vraiment impressionné, par tous ce qu'il connaissait, d'un groupe que j'aime depuis pas mal d'année. D'une simple idée, d'écrire sur ce groupe, c'est devenu, un premier livre Pearl Jam au Pays du Grunge et maintenant Pearl Jam Pulsions Vitales, la version complète sur le groupe.

J'avais vraiment envie de marquer le coup, pour ce deuxième livre et de vous faire découvrir, plus amplement, l'écrivain et le dessinateur, qu'est Cyril Jégou, au travers d'une interview.

L'interview :

Sly (Seattle Sound) : Pour commencer, Cyril, comment es-tu arrivé à l’écriture, parce que si j’ai bien compris ce n’est pas ta première vocation, tu es dessinateur à la base ?

Cyril Jégou : J'ai étudié les arts plastiques et ai participé à quelques revues et fanzines BD, et puis je me suis mis à bosser l'écriture vers la fin des années quatre-vingt dix. Je crois qu'à la base ça vient du même besoin de créer des histoires, de transformer l'intention, l'émotion en travail artistique, quel que soit le support, BD ou livre. De plus, ayant tendance à oublier, j'apprécie l'idée du livre comme garant de la mémoire, et de la mienne surtout !

Sly : Pearl Jam pulsions vitales n’est pas ton premier livre, peux-tu nous décrire brièvement ce que tu as déjà publié ?

Cyril : J'ai pour l'instant trois livres à mon actif. Le premier est un roman publié en 2005 qui s'appelle Rennes kangourou box. Il s'agit d'un mélange de cyberpunk et de polar urbain dans l'esprit David Lynch/Chuck Palahniuk, se passant à Rennes dans une cinquantaine d'années. Il est encore dispo sur le site des éditions Publibook. Une version poche est commandable via le site du studio Cyborga. S'en est suivi Pearl Jam au Pays du Grunge en 2011 que j'ai attaqué parce que je bloquais sur un autre projet, un roman jeunesse pourtant pratiquement bouclé. Maintenant qu'est publié mon troisième livre, Pearl Jam Pulsions Vitales, je vais pouvoir achever le roman jeunesse d'ici trois, quatre mois et recontacter les éditeurs qui étaient assez favorables à l'idée de départ pour voir s'ils se rappellent de moi.

Côté dessins BD, mon alter ego Cyb participe a des sites BD comme 30 jours de BD, a publié une parodie de manga appelé Bubblegôm Gôm vol 1, ainsi qu'un premier recueil de gags S-F intitulé Cosmozone. Ces strips sont lisibles sur le blog cosmozone.fr, quant aux versions papier, rendez-vous à nouveau sur le site studio-cyborga.fr.

Sly : Que désigne le titre Pulsions vitales ?

Cyril : Ça vient d'un livre de photographies sur le rock international sorti il y a quelques années. Y était présentée une photo concert de Pearl Jam avec une phrase du chanteur Eddie Vedder qui disait : « on dit sur mon compte que j'aurais des pulsions suicidaires, mais c'est faux : je n'ai que des pulsions vitales ! » J'ai cherché des preuves de la citation mais, n'ayant rien trouvé, je n'en ai pas parlé dans le corps du texte. Je ne doute pas que le chanteur ait lâché ça - j'avais déjà lu ça ailleurs - et je trouve que ça résume bien l'élan, l'énergie liée à ce groupe, surtout dans les premières années. Ces pulsions vitales font qu'ils sont encore là aujourd'hui ; dès le départ ces gars-là voulaient durer, contrairement à beaucoup de groupes de Seattle.

Sly : Comment est venue l’idée d’une biographie complète sur Pearl Jam intégrant aussi l’histoire du Seattle Sound ?

Cyril : L'idée d'une biographie est venue de l'absence de livre sur PJ, des violentes critiques parfois gratuites ou d'informations fausses qui circulaient sur eux... On peut ne pas aimer leur musique, mais lire qu'ils n'avaient aucune légitimité à Seattle et qu'il ne s'agissait que de carriéristes intéressés par la thune, c'était dérangeant, surtout à une époque ou Vedder et compagnie ne parlaient plus à la presse et ne se défendaient pas.

Quand on découvre l'univers musical de Seattle, les rapports entre formations et musiciens, ainsi que l'historique des années quatre-vingt, certaines critiques deviennent rapidement obsolètes. Jeff Ament (bassiste de Pearl Jam) et Stone Gossard (guitariste) participaient déjà à la scène punk-hardcore de la ville avant même la naissance de Mother Love Bone, avant que ne déboule Nirvana. Ils étaient loin d'être les seuls - Mark Arm, Steve Turner, Sub Pop, Tad Doyle, Steve Fisk, Soungarden, Mark Lanegan, etc - mais si quelques chose s'est construit à Seattle, c'est également grâce à eux.

L'autre raison pour laquelle j'ai intégré un petit historique de la scène punk-rock de Seattle, c'est parce qu'au travers de Pearl Jam j'ai découvert une quantité incroyable de groupes : Green River, les Fastbacks, Truly, The Gits, 7 Years Bitch, Tad, The Wipers... On ne peut pas tout citer mais, à l'instar de toutes les villes du globe (comme à Rennes où j'habite), Seattle fourmille de bonnes formations musicales. Et encore, on ne parle que de rock'n roll !

Avec le recul, s'il ne devait rester qu'une seule raison d'avoir fait ce livre, ce serait celle de faire découvrir et peut-être faire apprécier un groupe dont j'ai adoré le travail et qui m'a suivi durant toutes ces années : Pearl Jam !

Sly : Dans ton livre, tu as intégré une bande dessinée, sur le groupe, ce qui n’est pas banal pour une bio. Était-ce pour souligner que tu es également dessinateur ?

Cyril : Pas du tout. Au départ, quand je me suis lancé dans ce travail j'ai immédiatement pensé à l'auto-édition, pour une liberté totale et parce que l'expérience me tentait. J'ai donc bouclé un premier bouquin intitulé Pearl Jam au Pays du Grunge. S'est posé le problème de l’iconographie et à l'époque (2011), je n'avais pas autant de contact que maintenant. Un livre sur un groupe de rock sans aucune image, ça craint un peu. Je n'avais pas les moyens de payer des droits sur des photos du groupe, et aucune envie d'en publier au risque d'un procès. En a découlé tout naturellement l'idée d'inclure des dessins originaux. Quand l'éditeur Camion Blanc s'est intéressé à cette histoire, ça m'a paru important de garder ce côté dessiné, quitte à le grossir jusqu'à réaliser une BD dans le style comic-book indé. Je trouve que ça colle bien au rock US et comme tu l'as dit, pour une bio c'est assez original ! Grâce au fan club francophone de Pearl Jam, j'ai pu obtenir des photos de concert, et ça vous change un projet. Les membres du Pjboots Trading me les ont offert sans aucune contrepartie et je trouve ça classe de leur part ! Tout ça pour dire qu'avec ces photos j'aurais pu me passer de BD mais je suis resté bien accroché à l'idée de départ et je suis satisfait du résultat.

Sly : Tu as une grande connaissance du groupe ainsi que de la scène du Seattle Sound. Comment as-tu procédé pour écrire ce livre ? As-tu fais des recherches particulières ou t'es-tu basé sur tes connaissances ?

Cyril : Les deux. Le premier travail a été de rassembler ce que je savais d'eux avant de me lancer dans des recherches. Au fil des années j'en savais suffisamment pour produire quelque chose. Le fait d'avoir découvert d'autres fans de grunge m'a encouragé dans ma démarche. J'ai souvenir que tu fus la première personne à qui j'ai parlé de cette possibilité d'écrire sur PJ, et tes encouragements sont l'une des origines de ce livre !

Ensuite, il a fallu que je vérifie mes propres connaissances en recherchant les articles que j'avais consulté, les vieux journaux et enfin attaquer le net. Une fois le tri fait, l'avant dernière étape a été de traquer et de trier les milliers de choses que je ne savais pas. Mon anglais étant limité, j'en ai un peu chié à lire tous ces articles de sites rock, de fans ou autres sur la toile. Comme pour tout sujet, les informations qui circulent sont souvent parcellaires, contradictoires et il faut aller à la chasse pour confirmer ou infirmer. J'ai du exclure certains faits et faire des choix. J'aurais pu faire un livre plus important mais j'ai pensé avoir dit l'essentiel. Mais ça m'a permis de découvrir le travail de passionnés de rock du nord-ouest américain comme Greg Prato (Grunge Is Dead : The Oral History of Seattle Rock Music), Jessica Letkemann (Two Feet Thick) ou Mark Yarm (Everybody Loves Our Town: An Oral History of Grunge)...

Le dernier travail a été de rendre le tout cohérent à la lecture. Je n'ai pas cherché à travailler un style - le texte est simple, direct - mais il a fallu préciser des directions comme par exemple bien saisir les personnages, surtout Eddie Vedder, et en déduire leur psychologie, leurs possibles intentions. Cela fait qu'on est par instant à la limite de la bio. C'est amusant.

Sly : Mis à part Pearl Jam, quels sont les autres groupes que tu apprécies plus particulièrement dans le Seattle Sound ainsi que dans leurs nombreuses influences ?

Cyril : L'unique album de Mad Season, Above, est énorme, Temple of the Dog (l'hommage à Andrew Wood) également. La discographie de Soundgarden est impressionnante et un peu sous-estimée. Je viens de découvrir tardivement Sleater-Kinney que j'aime beaucoup. J'adore Alice in Chains période Layne Staley, surtout Dirt et l'album éponyme. Le fait qu'ils aient voulu continuer avec un nouveau chanteur (William DuVall) est une bonne chose mais je n'accroche pas. Les Posies m'ont également bien éclaté (surtout Frosting and the Beater et Amazing Disgrace) ainsi que Nirvana, hormis Nevermind le seul album que je n'ai pas acheté. Ce n'est pas pour faire mon snob, mais je lui préfère Bleach (très sous-estimé) ou In Utero (une vraie poésie punk). Les Mudhoney mériteraient également plus de médiatisation. Après tout, avant Nirvana et après Sonic Youth, ça a été le plus grand groupe alternatif pendant quelques mois !! Pareil pour les Melvins qui sont trop peu connus (et peut-être moins accessibles). J'ai découvert The Gits et Mia Zapata avec l'excellent documentaire Hype de Doug Pray. On y voit le groupe sur scène et on y sent toute l’honnêteté, toute l'énergie de cette jeune chanteuse pour ensuite apprendre sa fin tragique ; un gâchis. Soyons chauvins et citons les Thugs, originaires d'Angers et seul groupe français signé par le label créateur du grunge Sub Pop. Et puis il y a tout ceux qui sont associés au son de Seattle parce qu'ils l'ont inspiré comme Hüsker Dü, Dinosaur Jr, Sonic Youth, L7 ou Neil Young.

La liste serait longue. Le problème, c'est qu'il est difficile de trouver les albums des groupes moins connus (Fastbacks, Gruntruck, Bundle of Hiss, Skin Yard, U-Men, Gaz Huffer, Girl Trouble, Beat Happening...). La playlist de Kyuss49 que tu connais bien, sur son blog Go to Seattle Grunge, est géniale pour découvrir tous ces groupes peu connus ! Au moment où j'écris ses lignes, j'écoute la version live de Knot des 7 Years Bitch. Il est présent sur la BO de Hype éditée par Sub Pop. J'adore ce titre.

Sly : Le hasard des calendriers a voulu que sortent deux livres en l’espace de deux mois par des français sur le Seattle Sound, d’abord le "Roman de Boddah", un roman entre fiction et réalité sur le leader de Nirvana et maintenant une bio sur Pearl Jam. De nombreuses formations musicales de qualité s’inspirent très largement du Seattle Sound sur notre territoire. D’après toi, est-ce un retour à la mode du Seattle Sound ou un besoin d’exprimer ce qu’a pu apporter cette musique ?

Cyril : Les modes sont cycliques. Un style en chasse un autre, disparaît à son tour pendant quinze, vingt ans avant de resurgir sous une autre forme. Le grunge, s'il a jamais existé en tant que mouvement, est lui-même une réminiscence du hard-rock 80's mixé au punk lui-même issu du garage rock des années soixante. La génération du Seattle Sound s'est nourrie au grunge, a grandi et des milliers de groupes sont apparus, ce qui est aussi naturel que sain. Les principaux acteurs de Seattle, surtout Kurt Cobain et Eddie Vedder, sont devenus des icônes du rock. Leurs disques sont maintenant redécouverts par une nouvelle génération qui va à son tour s'en inspirer et mixer tout ça avec des genres musicaux plus contemporains. La boucle sera bouclée. À l'époque de Lady Gaga, Daft Punk et autres Miley Circus, le rock à grosses guitares saturées et larsens est loin d'avoir disparu.

Pourtant je ne pense pas qu'on vive à nouveau quelque chose comme cette folie Grunge de 1991 à 1994. Si la musique qui a déboulé sur le monde était en grande partie de qualité, il ne faut pas omettre que d'autres facteurs ont participé à ce délire mondial, à commencer par les grosses maisons de disques qui se sont vite emparées de l'affaire, ainsi que le média qui a concentré le phénomène à savoir la télévision et surtout MTV qui diffusait en boucle Smells Like Teen Spirit, Jeremy, Would ? et Black Hole Sun. Triste à dire mais sans ses grosses entreprises commerciales, il y avait peu de chance que je tombe sur un CD de Pearl Jam dans mon petit bled.

Aujourd'hui le CD vit ses derniers moments, les grosses majors du disque et la télévision n'ont plus le pouvoir de monopoliser autant le marché, remplacées par Internet. Quel sera le type de diffusion et de support pour les groupes à l'avenir, dur à dire, mais tout est maintenant accessible, sans hiérarchie ou presque. À chacun de chercher, de choisir.

INTERVIEW : CYRIL JEGOU AUTEUR DE PEARL JAM PULSIONS VITALES

Sly : Enfin une toute dernière question : comment t'est venue cette passion pour ce célèbre groupe de Seattle, parce que Pearl Jam, ce n’est pas le groupe le plus connu en France ?

Cyril : C'est vrai. La France n'a pas laissé entrer le grunge si facilement, et je me suis souvent demandé pourquoi. Peut-être que l'époque n'était pas la bonne et qu'au début 90 ça bougeait déjà suffisamment dans l'hexagone pour ne pas avoir soif de cette nouveauté-là. De plus, ne pas faire de vidéo de 1992 à 1998 n'a pas aidé Pearl Jam à s'installer dans le paysage musical. Pourtant, de 93 à 95, rappelons-nous qu'ils sont le plus grand groupe de rock au monde.

C'est dans cette période que j'ai découvert le groupe. À cette époque je n'avais pas la télé et je n'écoutais pas la radio donc, connu ou pas, ça n'a pas joué sur la claque que je me suis pris dans la tronche. Un jour de janvier 1994, comme je cherchais quelque chose de nouveau à écouter, j'ai acheté au hasard un disque avec un mouton sur la jaquette. Il n'avait pas de titre mais j'ai su plus tard qu'il s'appelait Vs (leur second album), je suis rentré chez moi et sans savoir à quoi m'attendre j'ai mis ça à fond dans mon salon. J'ai du le réécouter plusieurs fois d'affilé pour comprendre pourquoi ça me touchait tant que ça. Mais c'était trop tard : j'étais contaminé. En dix mois je dévorais Ten, leur premier disque, puis Vitalogy (culte !) sorti fin 94. Et depuis je les suis. Leur dernier album Lightning Bolt, sans être parfait (j'ai du mal avec le titre Sleeping by Myself que je zappe la plupart du temps), est vraiment bon !

Merci Cyril pour cette interview.

Je n'ai rien à ajouter de plus, juste que j'espère vous avoir donné envie de lire ce livre...

Voir le lien de l'éditeur : http://www.camionblanc.com/?p=detail_livre&ID=487

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Interview : du groupe Jetty Vertigo

Publié le par sly

Interview : du groupe Jetty Vertigo

Une interview de Jetty Vertigo en exclusivité sur Seattle Sound, un groupe que je vous ai présenté, il y a quelque semaine : http://seattlesound.over-blog.com/jetty-vertigo

«Seattle Sound aime Jetty Vertigo»

C’est donc par le biais de Koala (notre correspondant grunge de Bordeaux), que j’ai découvert ce groupe de rock alternatif / post-hardcore de Bordeaux à travers leur premier clip qui illustre leur titre «Another » et qui ouvre leur second Ep «Moving Trees», publié en septembre dernier.

J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce groupe, en regardant cette vidéo, car comme le dit très bien Koala : «Ce clip à comme un vieux relent de Smells Like Teen Spirit au niveau des images et de l’ambiance». Leur son aussi, avec une jolie mélodie soutenue et un chant hardcore, le tout combinés avec une rythmique lourde et maitrisé, l’alchimie parfaite pour faire un bon titre. Et aussi comme le souligne Will (notre correspondant grunge de Belgique) : «Il me rappelle par moment certains morceaux de Fugazi, ça fait plaisir d’entendre de nouveaux groupe, jouer ce genre de musique plutôt que d’autres genres plus conventionnels ou plus populaire». Le genre de musique qui vous entraine et dont vous ne vous lassé jamais, qu’on aime à la première écoute et qu’on écoute en boucle.

Je me suis dit qu’il fallait absolument que je découvre leur musique en intégralité et la suite est du même calibre. J’avais donc vraiment envie d’en savoir un peu plus sur ce groupe et aussi de partager cette découverte avec vous. J’ai donc pris contact avec Jetty vertigo sur twitter et j'ai donc convenu, d’une interview avec Camille Bréchaire (guitariste) pour présenter le groupe*.

*Jetty Vertigo est un groupe qui c'est formé en 2011 à Bordeaux avec Hugo Lavesque au chant, Camille Bréchaire à la guitare, Matthieu Basuyau à la guitare, Bruno Feytis à la basse et Simon Algéo à la batterie

L'interview :

Interview : du groupe Jetty Vertigo

Sly (Seattle Sound) : Comment s'est formé le groupe ?

Camille (Jetty Vertigo) : Autour d'un besoin commun de jouer tout simplement. Disons qu'on partageait une certaine conception de la musique avant même de commencer à jouer ensemble. On prend tous la musique très au sérieux parce que, pour des raisons diverses, elle a été essentielle dans la construction identitaire de chacun d'entre nous. Courant 2011 on a commencé à jouer ensemble parce qu'on ressentait un besoin impérieux de jouer, d'extérioriser des choses... C'était comme une évidence. On a commencé le groupe à quatre. Notre bassiste nous a rejoints fin 2012 juste avant l'enregistrement de notre premier EP éponyme. Et puis on entretient un rapport à la scène quasi organique, pour nous ce n'est pas seulement un espace de jeu, c'est aussi une véritable thérapie, une façon de sortir de nous-même et d'échapper à la trivialité de nos existences. Un peu comme une désertion collective entre nous et les gens qui viennent à nos concerts. C'est aussi ce qu'on recherche quand on va voir le concert d'un autre groupe.

Sly : Est-ce que le nom de votre groupe fait référence à quelque chose ou à quelqu’un en particulier ?

Camille : Notre nom fait explicitement référence à deux films La Jetée de Chris Marker et Sueurs froides d'Alfred Hitchcock dont le titre original est Vertigo. Pour la faire courte, Vertigo est le film que Marker avait en tête lorsqu'il a écrit La Jetée. Un soir, je lisais un article anglais sur le film et je me suis aperçu que l'association de ces deux termes formait une sorte de patronyme étrange. On a tout de suite aimé la sonorité qui émanait de ce nom. Ce fut le point de départ de notre imaginaire sonore.

Sly : Pouvez-vous nous présenter brièvement les membres du groupe, ainsi que les spécificités de chacun ?

Camille : Nous sommes cinq. Hugo est au chant, Simon à la batterie, Bruno à la basse, Matthieu et moi (Camille) sommes à la guitare et chantons sur quelques passages. Il n'y a pas vraiment de spécificité en fait, on est tous très complémentaires. On part souvent d'un riff ou d'une couleur et chacun construit sa partie, se greffe, en fonction de la porosité de l'instant. On compose à l'instinct.

Interview : du groupe Jetty Vertigo

Sly : Votre groupe a publié cette année deux EP, le premier au titre Éponyme et le deuxième « Moving Trees ». Pouvez-vous nous présenter ces deux EP, qui semblent avoir chacun une ambiance un peu différente ?

Camille : On avait très peu de moyens pour les deux. Le premier EP a été enregistré dans la douleur parce que nous avions une idée beaucoup moins précise du son et que nous travaillions avec des personnes qui n'avaient pas forcément les mêmes références musicales que nous. Du coup l'enregistrement a un peu traîné en longueur. Ceci étant nous sommes très content du résultat final. Disons que ce premier ep éponyme correspond à la première période de composition du groupe. Il est globalement beaucoup plus « grunge », les influences sont certainement plus explicites mais des morceaux comme Rosetta, Fur ou Carry the knife figurent parmi ceux que nous préférons jouer en live.

Moving Trees est plus direct, moins calculé, on a pas superposé des couches et des couches de guitares. On a fait les instruments en une seule journée sans aucune retouche derrière ! Et Hugo a posé ses voix en seulement deux jours ; Pascal Ricard, qui a enregistré le disque, a mixé et masterisé dans la foulée. Les conditions d'enregistrement étaient donc totalement différentes dans la mesure où on souhaitait vraiment restituer l'énergie de nos concerts et ne pas s’embarrasser d'effets de production qu'on aurait été incapables de restituer en live. C'était important pour nous d'offrir à l’auditeur un disque authentique. Et puis on ne voulait pas revivre la situation frustrante du précédent ep où on passait des soirées interminables à assister au mixage d'un disque qui n'en finissait pas de s'enliser. Avec Pascal, les choses étaient claires dès le départ, ce fut un plaisir de travailler avec lui parce qu'il a tout de suite compris où on voulait aller.

Interview : du groupe Jetty Vertigo

Sly : On sait que vos deux principales influences sont les groupes Fugazi et At the Drive-In. Pouvez-vous nous expliquer l’intérêt que vous portez à ces groupes et pourquoi ?

Camille : Pfff... On pourrait passer la nuit à parler de ces groupes tellement on est fan ! Bien sûr on adore leur musique, mais on admire surtout le rapport que ces deux groupes entretenaient à la scène. Il y a quelque chose de presque mystique lorsqu'on regarde des images de Guy Piccioto ou d'Omar Rodriguez ; on comprend tout de suite que la musique dépasse largement le cadre du divertissement pour ces mecs... ça va au-delà, ils jouaient tout sur scène, leur vie et tout le sens qu'on peut y mettre. Pourtant ce sont deux groupes très différents mais ce qui les relie, c'est la sincérité et ce rapport unique à la scène qui nous a toujours fascinés et que nous aimerions, à notre modeste niveau, perpétuer.

Sly : Quels sont les autres influences du groupe Jetty Vertigo ?

Camille : C'est vraiment difficile de mettre le doigt sur une ou deux influences en particulier. Disons qu'on a tous notre propre mythologie musicale qui, bien qu'elle soit partagée avec les autres, reste très personnelle. Au fond on aime une pluralité de styles musicaux mais qui ont probablement un tronc commun d'émotions ; il y a des ponts entre les styles ce serait absurde de les opposer. Si tu prends notre dernier ep des morceaux comme Axe to fall et Aesthetics incarnent parfaitement cette ambiguïté stylistique qui nous caractérise. Another est peut-être le titre le plus représentatif de ce côté capharnaüm, c'est un une sorte de titre manifeste entre pop, rock et Hardcore avec même une légère influence Hip-Hop en creux si tu fais bien attention ! Bon là je m'égare un peu ! Pour revenir à ta question disons en vrac : Refused, Nirvana, Sigur Ros, Pink Floyd, Joy Division , Yes Supertramp, Jesus Lizard, Tool, Pixies, Alice in chains, Botch, Sonic Youth, Beastie boys, The doors, Cypress Hill, Black Flag, Ratm, Drive Like Jehu, Deftones, Pearl Jam, Shellac, Blonde Redhead, Shannon Wright... la liste est loin d'être exhaustive, il y en a tellement !

Interview : du groupe Jetty Vertigo

Sly : Votre musique varie entre rock alternatif et post-hardcore. Le rock alternatif était très populaire dans les années 90. Peut-on dire que Jetty Vertigo est aussi un groupe qui s’inspire des années 90 et aussi quelque part du Seattle Sound ?

Camille : D'une certaine manière oui puisque la majorité de nos influences datent de ces années là. Après nous ne sommes ni nostalgiques ni réactionnaires, disons que ce sont davantage des influences tutélaires que nous avons digérées depuis. On cherche davantage à pousser dans leur retranchement des styles qui sont codifiés à mort, il ne s'agit pas de reproduire mais de prolonger une démarche musicale qui est inscrite en nous depuis l'adolescence. Mais nous avons des points communs indéniables avec les groupes de Seattle. Nous accordons beaucoup de place aux mélodies, c'est important pour nous de composer des chansons même si nos morceaux sont souvent violents. Et puis nous partageons aussi une certaine vision du monde. Il ne faut pas oublier que Nirvana a explosé aux États-Unis après les années ultra-libérale du gouvernement Reagan ; nous essayons aussi à notre manière de restituer musicalement le désenchantement du monde qui frappe actuellement nos sociétés.

Sly : L’ensemble de vos morceaux sont en anglais. Avez vous pensé à écrire des textes en français ?

Camille : Honnêtement non. Nous chantons en anglais probablement par habitude.

Sly : Vous dites que l’ambition du groupe est de retranscrire musicalement, le malaise d’une société en crise. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ? Avez-vous abordé d’autres thèmes dans vos compositions ?

Camille : C'est plus au niveau sonore que ça se passe qu'au niveau des textes. Nos textes ne sont pas politiques, ils sont métaphoriques et expriment bien souvent les tourments du moment de notre chanteur. Mais Hugo utilise sa voix comme un instrument à part entière, c'est davantage par l'atmosphère de nos morceaux qu'on cherche à exprimer le malaise ambiant, celui des jeunes de notre génération qui se retrouvent souvent dans la précarité alors qu'ils ont fait des études ou qu'ils ont des compétences. Joy Division a, par exemple, retranscrit musicalement l'atmosphère de Manchester ; pour eux c'était la musique ou l'usine, mais pour les jeunes de notre génération ce n'est même pas l'usine ! On fait de la musique aussi parce que c'est une façon comme une autre de se définir à une époque où tous les repères explosent. On retranscrit surtout musicalement notre propre malaise qui est celui de tous les jeunes d’aujourd’hui qui ne sont pas des putains d'héritiers ou des putains de fils à papa. Voilà pourquoi on a aimé Nirvana, Alice et compagnies, ces mecs étaient authentiques, on pouvait sentir leur détresse dans chacune de leurs notes. Le rock sert surtout à ça. Nous croyons au pouvoir cathartique de la musique.

Le titre Another, ainsi que le clip, devrait faire parler de votre groupe, parce qu’il a tout pour devenir un tube. Est-ce qu’il est déjà diffusé à la radio ?

Camille : D'abord merci pour le compliment ! Another sera diffusé sur quelques radios locales mais c'est très difficile de diffuser sa musique sur de plus « grosses » radios, déjà parce que le morceau fait plus de six minutes, ce qui n'est pas le standard attendu et puis notre musique n'est pas vraiment à la mode. En ce moment c'est la petite pop légère qui cartonne !

Sly : Maintenant que vous avez publié deux EP et effectué pas mal de concerts. Avez-vous un projet d’album dans l’avenir ?

Camille : Oui on compose actuellement le prochain disque dont le titre provisoire est Islanders Manifesto. On devrait rentrer en studio en juin 2014. Sa sortie est prévue pour la rentrée 2014.

Sly : J'ai vu que vous faites beaucoup de concert à Bordeaux, est-ce que vous avez prévu de faire des concerts dans d’autres villes ?

Camille : On a déjà fait une quinzaine de dates sur la trentaine de 2013 en dehors de Bordeaux. Après c'est vrai que ça reste majoritairement dans le grand Sud-Ouest mais nous sommes en train de booker les dates de 2014 en ce moment même dans toute la France. Nous préparons également une tournée en Allemagne en août et une tournée au Québec en octobre. L'année 2014 s'annonce donc bien remplie !

Sly : Une toute dernière question, est ce que vous connaissiez le blog Seattle Sound, avant que je ne publie un premier article sur votre groupe ?

Camille : Pour être honnête seul Hugo, qui est un véritable geek musical, connaissait ce site. Mais depuis je me suis rattrapé et je ne suis pas le seul dans le groupe ! Jetty Vertigo aime Seattle Sound !

Merci Beaucoup au groupe Jetty Vertigo pour cette interview et plus spécialement à Camille.

Je n'ai rien à ajouter de plus, juste que j'espère vous avoir donné envie de découvrir la musique de Jetty Vertigo,...

Merci, à Koala, pour la découverte, à Will pour le commentaire et à Birgit pour m'avoir aidé pour l'intro et les questions.

Interview : du groupe Jetty Vertigo

Le premier Ep Eponyme de Jetty Vertigo en écoute ici : http://jettyvertigo.bandcamp.com/album/jetty-vertigo

Interview : du groupe Jetty Vertigo

Le deuxième Ep Moving Trees de Jetty Vertigo en écoute ici : http://jettyvertigo.bandcamp.com/album/moving-trees

Toute les infos sur le groupe, concert, actu et autres sur leur page facebook et site internet ci-dessous.

Ci-dessous le clip illustrant le titre Rosetta issu de leur premier EP Eponyme.

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Interview : Héloïse guay de bellissen auteur du roman de boddah

Publié le par sly

Interview : Héloïse guay de bellissen auteur du roman de boddah

Voici, une interview d'Héloïse Guay de Bellissen, auteur du livre "Le Roman de Boddah" (édité par Fayard en vente depuis le 28 août), en exclusivité sur Seattle Sound.

"Seattle Sound aime le Roman de Boddah"

Inutile de vous dire que j'ai bien aimé ce livre (voir ma chronique) et même adoré et inutile de vous dire du moins pour ceux qui suivent le blog Seattle Sound, que quand j'aime bien, un groupe, un album ou un livre, j'en parle très souvent. Quand, j'ai découvert, ce livre, je n'avais pas la moindre idée, de qui pouvait être la personne qui l'avais écrit. Et j'avais bien envie de savoir qui étais Héloïse Guay de Bellissen, par ce que, Le Roman de Boddah, c'est un peu un condensé de tous ce que j'aime, avec une vision bien inspirée d'un écrivain bien mordu de musique dont celle de Nirvana. C'est aussi, un voyage au coeur du dernier mouvement rock, au travers d'un couple mythique, Kurt et Courtney et aussi "un voyage saturé au pays de la mélodie tranquille".

L'interview :

Sly (Seattle Sound) : Pour commencer, Héloïse, te destinais tu au métier d’écrivain, ou est ce venu au fil du temps ?

Héloïse Guay de Bellissen : Je n’ai jamais voulu être écrivain. Ce que je sais c’est qu’il faillait que je m’exprime. Raconter des histoires c’était ce que j’aimais. J’ai fait dix ans de dessins, et ensuite les croquis sont devenus des mots sans que je m’en rende compte. Si je devais me rappeler du moment où le dessin à basculer vers l’écriture, je dirais vers douze ans. J’étais fan d’Edgar Poe, Lovecraft, Maupassant et Stephen King, c’est là que j’ai commencé à écrire des nouvelles. Il faut dire aussi que je m’ennuyais ferme en cours et qu’il a bien fallu trouver une occupation…

Sly : Le roman de Boddah est ton premier Roman, mais tu n’en ai pas à ton premier ouvrage. Peux tu, nous décrire brièvement, ce que tu a déjà publié ?

Héloïse : Effectivement, j’ai écrit plusieurs livres. Un essai, un récit autofictionnel, un livre sur le slam, un dictionnaire énervé de la littérature, des bouquins de développement personnel avec la pensée de grands philosophes. J’ai l’impression que je peux écrire sur beaucoup de sujets, à partir du moment où je suis habitée, je tombe dans le texte et je n’en sors plus.

Sly : On sait que tu es très fan de Nirvana. Comment est venue l’idée de ce roman? était ce un projet de longue date ?

Héloïse : Le roman de Boddah est en moi depuis que je suis gamine. C’est grâce à tout ce que j’ai écrit avant lui, qu’il est ce qu’il est. Il fallait que je sois prête pour pouvoir aborder un sujet tel que Nirvana, parce que pour moi c’était un monument. Je me suis construite avec cette musique et la mort de Kurt a été, comme pour beaucoup de monde, un vrai choc. Il fallait que ça devienne un livre, publié ou non d’ailleurs.

Sly : Quand on lit le livre, on remarque que tu as une grande connaissance de Nirvana, mais aussi sur le rock. As-tu fait des recherches particulières pour le livre, ou t’es tu basé sur tes connaissances ?

Héloïse : Il y a eu une bonne année de recherche pour le livre. J’ai revu tout ce qui avait été fait ou dit sur le sujet (en excluant les livres ou dvd charognards qui profitaient de la mort de Kurt). Puis j’ai recoupé les anecdotes qui me semblaient romanesques ( et dieu sait qu’il y en avait !). Ensuite pour vraiment l’écrire je n’ai pas puisé dans des connaissances particulières mais plutôt dans ce que j’avais dans le ventre, et la sensation que m’avait et me donne toujours Nirvana : un mélange d’émotionnel et de sauvagerie.

Sly : Mis à part Nirvana, quel sont les autres groupes que tu aimes dans le Seattle Sound, ainsi que dans leurs nombreuses influences ?

Héloïse : Des groupes comme Shellac, Sebadoh, Pavement, L7, Mudhoney, Babes in Toyland, les Pixies sont des références majeures pour moi. Radiohead aussi qui ne fait pas parti du Son de Seattle mais qui me touche pas mal. Les « vieilleries » aussi : Black Sabbath, Led Zep, ou encore plus loin Gene Vincent. Quand j’ai écrit le bouquin, j’ai écouté presque exclusivement du Post Rock (mis à part Billie Holiday) : Earth (évidemment !), Sigur Ros, Godspeed you black Emperor, Mogwaï, Silver Mont Zion Orchestra.

Sly : J’ai remarqué que tu ne citais pas Pearl Jam, dans le livre. Est ce délibéré ?

Héloïse : Je n’ai pas parlé de Pearl Jam délibérément. Il se trouve qu’ Eddie Vedder et Kurt Cobain se tiraient dans les pattes. J’avais déjà un chapitre entre Nirvana et les Killing Joke où les relations étaient tendues, il a fallu faire des choix. De plus donner, trop de références allait pousser le livre vers la biographie, je voulais absolument éviter ça. Mais tu as raison j’aurai pu cité Pearl Jam, d’autant qu’Eddie Vedder avait été très touché à la mort de Kurt et lui avait rendu hommage.

Sly : On apprécie d’avoir des bouquins en français sur le sujet, dernièrement un écrivain à sortie le livre Pearl Jam au Pays du grunge en indépendant. Qu’on était très heureux de présenter sur Seattle Sound et Seattle Grunge. As tu lu ce livre ?

Héloïse : Non, je n’ai pas lu ce livre et je t’avoue que je n’en avais pas entendu parlé. Pourtant je suis abonnée à Seattle Sound. Je vais y remédier, ça sera ma lecture de la rentrée.

Sly : Pour terminer, as tu d’autres projets de livre en cours ?

HéloÏse : J’ai commencé quelque chose, mais je ne sais pas trop ce que cela va donner. C’est un autre roman, mais c’est dur de quitter Nirvana, j’étais tellement bien lové dans cette histoire… C’est difficile d’ «écrire vraiment » après ça.

Interview : Héloïse guay de bellissen auteur du roman de boddah

Sly : Enfin, une toute dernière question : Quand on rencontre un fan de Nirvana, on lui demande automatiquement, quel est son album préféré du groupe ? Donc Héloïse, quel est ton album préféré de Nirvana ?

Héloïse : Tu m’aurais posé cette question à treize ans j’aurais répondu Nevermind. Ensuite, à 20 piges, j’aurais dit Bleach, plus crade, moins accessible. Maintenant, j’ai envie de répondre Incesticide, qui n’est pas un « vrai disque » puisqu’il est composé de face B et d’inédits, mais je l’ai redécouvert et il est vraiment très fort, très punk, assez particulier. La pochette aussi est très belle, le dessin fait part Kurt est vraiment fantastique.

Merci Héloïse, pour cette interview.

Je n'ai rien à ajouter de plus, juste que j'espere vous avoir donné envie de lire ce livre...

Voir le lien du livre de l'éditeur Fayard : http://www.fayard.fr/le-roman-de-boddah-9782213677231

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